far breton recette de grand-mère au beurre salé, doré et brillant

Far breton – recette de grand-mère au beurre salé

Par Sienne | 27 avril 2026

💡 Pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel :

  • Un moule bien beurré au beurre salé et un four suffisamment chaud : c’est la base d’un dessus doré et d’une mie fondante.
  • Un appareil lisse, sans grumeaux, obtenu en incorporant le lait entier progressivement et en respectant l’ordre des mélanges.
  • Pruneaux moelleux bien égouttés (ou version nature) : répartition régulière pour une texture homogène.
  • Pour réussir un far breton recette de grand-mère chez soi : surveillez les repères visuels en fin de cuisson, pas seulement le minuteur.

Il y a des gâteaux qui portent en eux un parfum de cuisine familiale, cette chaleur qui vous attrape dès l’ouverture du four. Le far breton, au beurre salé bien entendu, en fait partie. Dans mon restaurant, je le glissais à la carte certains dimanches : c’était le dessert qui s’en allait d’un bloc, tranché encore tiède, odeur de noisette et bords caramélisés.

Voici ma manière de procéder : une pâte simple mais soignée, des gestes précis et quelques choix qui changent tout. Vous verrez comment obtenir une texture souple, une surface brillante sans détremper, et quand opter pour la version nature ou aux pruneaux selon l’effet recherché.

Far breton recette de grand-mère : ingrédients précis

Pour un plat de 30 x 20 cm (8 à 10 parts), utilisez des ingrédients du quotidien, choisis pour leur tenue et leur goût. Je recommande la farine T45 ou T55 pour sa souplesse, un lait entier pour le fondant, et un beurre salé de qualité pour la signature bretonne. Les pruneaux moelleux, dénoyautés, sont facultatifs mais très appréciés.

  • Farine de blé T45 ou T55 : 220 g
  • Sucre en poudre : 130 à 150 g (selon que vous ajoutez des pruneaux)
  • Œufs : 4 gros
  • Lait entier : 75 cl (750 ml)
  • Beurre salé fondu : 40 g + 20 g pour le moule et la finition
  • Sel fin : 1 pincée
  • Pruneaux moelleux dénoyautés : 180 à 220 g (optionnel)
  • Option arôme : 1 c. à s. de rhum ambré ou fleur d’oranger

Comptez 8 à 10 parts selon l’appétit et le service (goûter ou dessert). Les alternatives restent mesurées : une touche de rhum accentue la rondeur, la fleur d’oranger apporte une note florale mais restez légers pour ne pas masquer le beurre salé.

Préparation pas à pas

Un déroulé clair, quelques repères sensoriels et vous tenez un far fondant, sans grumeaux, à la surface dorée. Suivez l’ordre : préparation du moule, mélange des secs, incorporation des œufs, délayage au lait entier, puis cuisson maîtrisée et finition au beurre.

Préchauffer le four et beurrer généreusement le moule

Allumez le four à 200 °C en chaleur statique pour une poussée initiale. Beurrez généreusement le plat au beurre salé, sans oublier les angles, puis saupoudrez très légèrement de sucre : vous obtiendrez une croûte dorée et subtilement caramélisée. Ce film sucré évite aussi l’adhérence.

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Mélanger les ingrédients secs puis ajouter les œufs

Dans un grand saladier, mélangez farine, sucre et sel. Tamiser la farine aide à éviter les grumeaux et donne une pâte plus régulière. Incorporez ensuite les œufs un à un, au fouet, jusqu’à une masse souple et homogène. Ce rythme d’incorporation préserve l’élasticité et limite l’air inutile.

Délayer progressivement avec le lait entier

Versez le lait entier en filet tout en fouettant pour obtenir une pâte lisse. Si besoin, passez un coup de mixeur plongeant ou filtrez au tamis fin : une minute gagnée, des grumeaux en moins. Ajoutez le rhum ambré ou la fleur d’oranger si vous le souhaitez, avec parcimonie pour ne pas couvrir le beurre.

Lait entier incorporé au fouet, pâte lisse sans grumeaux

Disposer pruneaux ou rester nature, puis verser l’appareil

Si vous optez pour le far aux pruneaux, épongez-les bien puis répartissez-les régulièrement dans le moule. Pour un far nature, ne mettez rien : la texture sera plus uniforme. Versez l’appareil d’un geste continu, sans déplacer les fruits, afin de garder une répartition uniforme.

Cuisson, beurre doré et choc thermique final

Enfournez à 200 °C pendant 10 minutes, puis baissez à 180 °C et cuisez encore 30 à 40 minutes selon le four. En fin de cuisson, nappez la surface de beurre salé chaud (ou de beurre noisette clair) : ce petit choc thermique lustre le dessus, intensifie le parfum et fixe une légère brillance. Le centre doit rester souple, à peine tremblotant.

Mon conseil : chauffez le beurre jusqu’à la teinte « noisette » à part, puis nappez en fines bandes à la minute. La chaleur résiduelle fait le reste sans détremper.

Trempage des pruneaux et repos de la pâte

Deux leviers simples améliorent la texture : réhydrater les fruits si nécessaire, et laisser la pâte se poser quelques minutes pour évacuer la mousse.

Faut-il faire tremper les pruneaux ?

Des pruneaux réhydratés gagnent en moelleux et diffusent mieux leur parfum. Trempez-les 15 à 30 minutes dans de l’eau tiède, un thé léger ou un soupçon de rhum. Si vos fruits sont déjà très moelleux, contentez-vous de les tiédir et de bien les égoutter : l’excès d’eau alourdirait l’appareil.

Pruneaux réhydratés au thé, bien égouttés pour moelleux

Temps de repos de la pâte et impact sur la texture

Sans repos, on cuit tout de suite et cela fonctionne. Avec 30 minutes de repos, la texture fondante gagne en régularité et les bulles diminuent. À 60 minutes, c’est encore plus lisse mais pas indispensable. Couvrez simplement le saladier et gardez-le au frais pour éviter l’oxydation et les bulles en excès.

Astuces pour un far fondant et doré au beurre salé

Ce qui distingue un far dense d’un far abouti : un gras bien géré, un lait judicieux, une pâte soignée et un moule qui travaille pour vous. Rien de spectaculaire, tout est dans la précision.

Maîtriser le beurre noisette pour un parfum de noisette

Faites fondre le beurre à feu doux jusqu’à une couleur noisette et un parfum de fruits secs. Nappez en fin de cuisson : la chaleur du gâteau suffit à dorer sans détremper. Évitez la surchauffe, le beurre deviendrait amer. Deux fines cuillerées bien étalées valent mieux qu’un excès qui alourdirait la surface.

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Lait entier et sucre juste dosé

Le lait entier donne la rondeur recherchée : matières grasses et protéines structurent l’appareil. Dosez le sucre : 150 g en nature pour un rendu équilibré, 130 g si vous ajoutez des pruneaux déjà sucrés. Ce dosage laisse la place au beurre salé et évite le côté pâteux que l’on veut fuir.

Pâte lisse et moule bien préparé

Pour une pâte lisse, tamisez la farine et fouettez franchement. Beurrez abondamment le moule et poudrez d’une fine pellicule de sucre pour une caramélisation nette. Ces gestes simples facilitent le démoulage, accentuent la croûte dorée et préservent le cœur fondant.

Tableau de cuisson pratique

Adaptez la cuisson à votre moule et à votre four. Au-delà du minuteur, apprenez à lire les signes : odeur de beurre noisette, bords saisis, centre « qui respire ». Voici mes repères.

Formats de moule et quantités adaptées

Pour garder une hauteur d’appareil régulière, ajustez légèrement les quantités. Un 30 x 20 cm offre un équilibre idéal entre fondant et tenue : environ 2,5 à 3 cm d’épaisseur avant cuisson. Un moule rond réclame un peu d’anticipation sur la diffusion de chaleur au centre.

Moule Quantités Hauteur d’appareil Température Durée Repères visuels
Rectangle 30 x 20 cm Recette de base 2,5 à 3 cm 200 °C puis 180 °C 40 à 50 min Bords dorés, centre souple
Rond 26 cm Recette de base 3 cm 200 °C puis 180 °C 45 à 55 min Surface brillante, son « creux »
Rond 28 cm + 10 % de quantités 2,5 à 3 cm 200 °C puis 180 °C 45 à 55 min Centre pris, léger tremblé

Températures et durées selon le four

En four statique, la chaleur est plus enveloppante : respectez le palier 200 °C puis 180 °C. En chaleur tournante, baissez de 10 °C pour éviter un dessus trop rapide. Selon l’inertie de votre four, ajoutez ou retirez 5 minutes en fin de parcours, sans ouvrir intempestivement.

Repères visuels et température à cœur

Un far est cuit quand les bords sont dorés, que le centre est pris mais tremblote légèrement, et que le son est creux en tapotant la surface. Si vous êtes équipé, visez une température à cœur de 85 à 88 °C. Laissez ensuite reposer : la cuisson se termine hors du four.

Bords dorés, centre tremblotant, 85-88 °C à cœur

Nature ou aux pruneaux, quelle version choisir ?

Far breton nature et far aux pruneaux, deux tranches

Deux écoles se répondent, toutes deux légitimes. La question n’est pas dogmatique : elle est gustative. Choisissez en connaissance de cause.

La version nature traditionnelle

Nature, la texture est uniforme et met en avant le goût d’œuf, de lait et de beurre salé. Servez tiède ou à température ambiante, avec une cuillerée de crème fraîche épaisse pour souligner la rondeur. C’est la version la plus « flan breton » dans l’esprit, très lisible en bouche.

La version aux pruneaux moelleux

Les pruneaux apportent un contraste sucré-acidulé et une mâche douce. Répartissez-les régulièrement pour éviter les zones creuses, et préférez des fruits dénoyautés de calibre homogène. L’ensemble gagne en relief et en parfum : une bouchée, deux textures, un équilibre.

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Erreurs à éviter

Voici les pièges qui gâchent le fondant, avec leur parade. À corriger une fois, et l’affaire est classée.

Pruneaux qui tombent au fond

  • Épongez bien les fruits et farinez-les légèrement pour accrocher à l’appareil.
  • Versez la pâte en deux temps : une fine couche, placez les fruits, puis le reste.
  • Évitez l’excès d’humidité : pas de trempage prolongé non égoutté.

Pâte trop liquide ou pleine de grumeaux

  • Tamisez la farine et respectez l’ordre de mélange des ingrédients.
  • Incorporez le lait progressivement et à température ambiante si possible.
  • Un passage au mixeur plongeant ou au tamis rattrape les derniers grumeaux.

Cuisson mal maîtrisée

  • N’ouvrez pas le four sans nécessité : vous perdez de la chaleur et du temps.
  • Surveillez les repères visuels plutôt que de vous fier uniquement au minuteur.
  • Laissez tiédir avant de couper : la texture se stabilise et reste fondante.

Conservation et service

Laissez tiédir puis passez un couteau le long des bords pour démouler proprement. Conservez 2 à 3 jours au réfrigérateur, bien filmé au contact pour éviter le dessèchement. Pour le service, réchauffez doucement (150 °C, 8 à 10 minutes) ou laissez revenir à température ambiante.

À table, jouez la sobriété : une cuillerée de crème fraîche épaisse, un thé ou un café allongé. Le far parle de lui-même : inutile d’ajouter des sauces sucrées qui masqueraient le beurre salé.

Un far réussi naît d’une pâte simple, d’un four franc et d’un geste final au beurre chaud. Prenez ce temps, l’effet à la coupe en vaut la peine, et la maison s’en souviendra. Quand on maîtrise les repères visuels et l’équilibre lait-farine, le far breton recette de grand-mère devient un réflexe gourmand que l’on transmet autant que l’on déguste.

FAQ

Quel ingrédient entre dans la composition du far breton ?

La base : œufs, farine, sucre, lait entier et beurre salé. Les pruneaux sont optionnels, mais apportent une touche fruitée et un contraste de texture. Pas besoin d’arômes appuyés : un trait de rhum ou de fleur d’oranger suffit amplement.

Est-ce que le far breton est bon pour la santé ?

C’est un dessert énergétique qui tient au corps. Rien d’excessif si l’on dose raisonnablement le sucre et que l’on portionne correctement. Pour alléger, servez de petites parts et privilégiez le goûter plutôt qu’un repas trop chargé.

Comment bien cuire un far breton ?

Démarrez à 200 °C, finissez à 180 °C, et fiez-vous aux repères visuels : bords dorés, centre pris mais souple. En chaleur tournante, baissez de 10 °C. La patience des dernières minutes évite un dessus trop sombre et un cœur sec.

Quelle est la différence entre un flan et un far ?

Le far contient plus de farine, sa texture est plus ferme et goûte davantage l’œuf et le beurre salé. Le flan, plus lacté et onctueux, ne porte pas cette signature beurrée. Deux familles cousines, deux identités nettes en bouche.

Peut-on préparer le far breton la veille ?

Oui : conservez-le au frais, filmé au contact. Le lendemain, réchauffez doucement ou servez à température ambiante. Les arômes sont parfois mieux fondus après une nuit de repos.

Comment savoir si mon far est bien cuit ?

Regardez les bords dorés, un centre tremblotant mais pris, et écoutez le son creux en surface. Avec une sonde, visez 85 à 88 °C à cœur. Retenez qu’il fige encore en refroidissant : sortez-le sans attendre la raideur.


A propos de Sienne

Après plus de dix ans derrière les fourneaux de mon restaurant, j'ai troqué la salle contre les pages. Pas par lassitude, mais parce que la cuisine mérite d'être transmise autant qu'elle mérite d'être mangée. Sur Chef Sienne, je partage ce que j'ai appris, ce que j'ai raté, et tout ce que j'aurais voulu savoir bien plus tôt. Sans chichi, avec exigence.

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