💡 Pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel :
- Pour un moelleux sûr : des bananes très mûres, un yaourt entier et une cuisson douce à 180 °C en chaleur statique.
- Le pot de yaourt (125 g) sert de mesure : 2 pots de sucre, 3 pots de farine, 1/2 pot d’huile.
- Adaptez au moule sans dessécher : temps indicatifs, test de pointe et repos démoulage protègent la mie.
- Le gâteau au yaourt à la banane se conserve 3 jours sous cloche, et se congèle très bien par tranches.
Il y a ces dimanches où une grappe de bananes tachetées réclame qu’on s’en occupe, et où l’on veut un gâteau tendre qui se tranche sans s’émietter, qui embaume la cuisine et se prépare sans réfléchir. J’ai servi ce classique des dizaines de fois au restaurant pour les brunchs : même base, même précision, et toujours cette mie humide qui ne sèche pas avant la fin de la journée.
Ici, je vous livre ma méthode pour un moelleux constant : choix des ingrédients, repères sensoriels, cuisson à 180 °C et petits ajustements qui font la différence. Le tout tient en une poignée de gestes sûrs, sans complication inutile.
🍽️ Gâteau au yaourt à la banane, ultra moelleux
Ingrédients
- 1 pot (125 g) de yaourt nature entier
- 200 g de sucre (blanc ou roux)
- 210 g de farine T45 ou T55
- 60 ml d’huile neutre (tournesol, pépins de raisin)
- 250 à 300 g de bananes très mûres écrasées (2 à 3 bananes)
- 3 œufs moyens
- 11 g de levure chimique (1 sachet)
- 1 pincée de sel
- 1 c. c. d’extrait de vanille (facultatif)
🔎 Sommaire
Ingrédients pour un gâteau au yaourt à la banane moelleux

Pour 8 parts (moule rond 22 cm). Utilisez un pot de yaourt (125 g) comme mesure. Préchauffez le four à 180 °C en chaleur statique dès le départ : la pâte n’attend pas.
- Yaourt nature entier : 1 pot (125 g) — possible yaourt grec pour plus de fondant
- Sucre : 2 pots (≈ 200 g) — blanc ou sucre roux pour une note caramélisée
- Farine T45 ou T55 : 3 pots (≈ 210 g)
- Huile neutre (tournesol, pépins de raisin) : 1/2 pot (≈ 60 ml)
- Bananes trop mûres écrasées : 2 à 3 (≈ 250-300 g de chair)
- Œufs : 3 moyens
- Levure chimique : 1 sachet (11 g)
- Sel : 1 pincée
- Extrait de vanille (facultatif) : 1 c. c.
Des bananes bien mûres apportent sucre et humidité : elles remplacent une partie du saccharose et garantissent une mie humide sans lourdeur.
Ustensiles et choix du moule
Inutile de vous encombrer : un saladier, un fouet, une spatule, une balance et un moule suffisent. Chemisez le moule de papier cuisson pour un démoulage net.
- Saladier, fouet, spatule souple
- Moule rond 22 cm (20-24 cm possible) ou moule à cake
- Balance, papier cuisson, grille de refroidissement
Un moule de 22 cm offre une cuisson régulière et un cœur tendre. Les moules sombres saisissent plus : surveillez le temps de cuisson et abaissez de 5 min si nécessaire. En moule à cake, la hauteur impose quelques minutes de plus.
Préparation pas à pas
La méthode est simple et reproductible : quelques points de contrôle suffisent à verrouiller le moelleux d’un bout à l’autre.
Préparer la base au yaourt
Commencez avec le yaourt, le sucre et les œufs à température ambiante. Fouettez jusqu’à obtenir un appareil lisse et pâle, mais sans excès : trop battre incorpore de l’air et risque d’assécher à la cuisson.
La logique du pot est votre garde-fou : des mesures stables pour une texture constante. Sucre blanc pour la netteté, sucre roux pour une pointe de caramel : les deux fonctionnent, l’important reste de ne pas sur-battre et de viser une émulsion homogène, souple et brillante.
Avec un yaourt nature ou grec, vous ajustez la richesse : le grec apporte de la rondeur, mais n’exagérez pas, il épaissit vite l’appareil.
Écraser les bananes bien mûres
Écrasez finement 2 à 3 bananes tachetées jusqu’à la purée de banane, presque satinée. Plus elles sont mûres, plus elles sucrent et humectent la mie : pensez à ajuster le sucre si vous utilisez trois grosses bananes.
Un filet de jus de citron limite l’oxydation pendant que vous travaillez. Je préfère une purée fine pour une mie régulière, mais laissez quelques éclats si vous aimez rencontrer la fruité en bouche : dans ce cas, vérifiez simplement l’homogénéité pour éviter des « poches » trop humides.
Mélanger les ingrédients humides
Versez l’huile neutre en filet dans la base au yaourt, puis incorporez la purée de banane. Travaillez à la spatule ou au fouet doux jusqu’à obtenir une texture lisse, rubanée, sans grumeaux apparents.

Le test est visuel : en soulevant la spatule, l’appareil retombe en ruban qui disparaît en 2 à 3 secondes. Si la masse paraît lourde, détendez d’une cuillerée de yaourt : l’objectif est une souplesse qui se verse sans couler comme de l’eau.
Incorporer les ingrédients secs sans trop travailler
Tamisez ensemble la farine T45/T55, la levure chimique et le sel. Versez sur l’appareil et pliez délicatement à la spatule, en soulevant et en tournant le saladier : limitez le développement du gluten, c’est lui qui resserre la mie.
Arrêtez-vous dès que les traces de farine disparaissent. La pâte doit rester souple, légèrement veloutée, avec quelques bulles éphémères : c’est le signe d’un mélange délicat, juste ce qu’il faut pour lever, pas plus.
Verser, cuire et laisser reposer
Versez la pâte dans le moule beurré ou chemisé, lissez sans trop insister et placez au four à 180 °C thermostat 6, chaleur statique. Comptez 35 à 45 min pour un 22 cm, selon votre four. Surveillez la surface : dorée uniformément, elle doit rester souple au toucher.
Le test de cuisson est simple : une lame plantée au centre ressort avec quelques miettes humides. Laissez reposer 10 min dans le moule, puis démoulez sur grille pour préserver l’humidité interne. Si la coloration accélère, posez une feuille de papier aluminium en fin de cuisson.

Temps de cuisson et adaptations par moule
Restez à 180 °C et adaptez les minutes, pas l’esprit : signe visuel, lame au centre et repos guident mieux que la minuterie seule.
Moule rond 20-24 cm et moule à cake
Sur un rond de 22 cm, visez 35 à 45 min sur grille médiane, chaleur statique. À 20 cm, la hauteur augmente : ajoutez 5 min et contrôlez plus tôt la coloration. En moule à cake, 45 à 55 min sont fréquentes car la masse est plus haute : prolongez par paliers de 3 min si le centre reste trop tendre.
Les moules sombres ou en aluminium fin chauffent plus vite : baissez de 5 min au premier essai ou protégez la surface. Cherchez un centre moelleux, pas coulant : la lame doit ressortir avec 1 à 2 miettes, jamais humide.
| Format | Quantité de pâte | Temps indicatif à 180 °C | Repère visuel |
|---|---|---|---|
| Rond 22 cm | Recette de base | 35-45 min | Surface dorée, bord à peine détaché |
| Rond 20 cm | Recette de base | 40-50 min | Dôme léger, cœur tendre |
| Moule à cake | Recette de base | 45-55 min | Fentes fines sur le dessus |
Muffins et mini-cakes
En muffins ou mini-cakes, remplissez les alvéoles aux 3/4 pour laisser lever sans déborder. À 180 °C, 18 à 25 min suffisent la plupart du temps : commencez le contrôle à 18 min, surtout si les empreintes sont peu profondes.
La cuisson se joue vite sur ces formats : dès que la surface reprend sa forme sous le doigt et qu’une pointe ressort presque sèche, sortez, puis laissez 5 min dans le moule avant de déposer sur grille. Cette marge protège la mie et évite le « sur-sec » en périphérie.

Astuces moelleux garanti
Les leviers sont simples et puissants : des bananes tachetées pour l’humidité, un yaourt entier ou grec pour la rondeur, un mélange délicat des secs pour ne pas resserrer la mie, et une cuisson juste, protégée si besoin par un voile de papier aluminium en fin de parcours. Si la pâte paraît épaisse, détendez d’un trait de lait : la fluidité compte autant que la précision des pesées.
Pour garder le fondant au fil des jours, laissez refroidir complètement, emballez sous cloche ou dans une boîte hermétique à température ambiante jusqu’à 72 heures. Le gâteau supporte très bien la congélation en tranches : emballez serré, 1 mois sans perte notable, réchauffage 10 min à 150 °C sur grille pour ressusciter le moelleux.
Mon conseil : si votre four dore trop en périphérie, déposez une plaque vide sur la grille supérieure pour créer un écran thermique, et surveillez 5 minutes plus tôt que prévu.
Un dernier mot : la constance vient de l’attention portée aux repères sensoriels. Quand la pâte coule souplement, quand la lame ressort avec une perle de mie, quand le parfum de banane emplit la cuisine sans odeur de « cuit », vous êtes au bon endroit. C’est le moment de sortir le gâteau, pas deux minutes plus tard.
FAQ
Est-il bon de manger une banane avec un yaourt ?
Sur le plan nutritionnel, l’association est cohérente : fibres et potassium de la banane, protéines du yaourt, satiété durable et index glycémique mieux maîtrisé. En pâtisserie, la banane apporte des sucres naturels et de l’humidité : on peut réduire légèrement le sucre ajouté, surtout avec des bananes très mûres. Gardez un œil sur la texture : si les fruits sont énormes, diminuez le sucre de 10-20 g et prolongez la cuisson d’une ou deux minutes au besoin.
Quelle est la recette du gâteau à la banane de Cyril Lignac ?
La version Lignac s’appuie souvent sur une base beurrée, parfumée de vanille et parfois de rhum, moins axée sur la mesure au pot. Pour retrouver cet esprit ici, remplacez la moitié de l’huile par 40 g de beurre fondu et ajoutez une c. c. de vanille : vous conservez le moelleux du yaourt, avec une signature plus pâtissière. Surveillez la cuisson, le beurre dore plus vite.
Qu’est-ce qui se marie bien avec la banane ?
En sucré, privilégiez ce qui souligne sans écraser : chocolat noir (pépites ou ganache fine), noix de pécan, noix de coco râpée, cannelle, vanille, zeste de citron vert. Dosez avec parcimonie : trop de matière grasse ajoutée tasse la mie, trop d’épices masque le fruit. Un filet de citron réveille les arômes et garde l’ensemble vif.
Quelle est la recette du gâteau au yaourt de Cyril Lignac ?
On reste sur le canevas « pot » bien connu : 1 pot de yaourt, 3 pots de farine, 2 de sucre, 1/2 d’huile, 3 œufs et levure. Pour intégrer la banane, ajoutez 250-300 g de bananes écrasées à l’appareil humide, sans changer la température de cuisson : 180 °C en chaleur statique. Ajustez simplement la durée selon le moule et la maturité des fruits.